Le début de l'année 2025 a été marqué par des changements importants dans l'environnement externe, qui continuent de redéfinir le rôle de la fonction des affaires générales et des dirigeants qui la dirigent.
L'automne dernier, nous avons mené une étude visant à examiner l'évolution du rôle des responsables de la communication. Notre hypothèse de départ était simple : alors que les entreprises se détournaient des prises de position sur les enjeux sociétaux qui étaient en vogue au début des années 2020, le rôle accru du directeur des affaires générales et du directeur de la communication allait-il lui aussi passer au second plan ? Nous avons constaté – sans l’ombre d’un doute – que ce n’était pas le cas. Si ces dirigeants étaient souvent moins visibles, ils en faisaient davantage, jouant un rôle accru dans la mise en œuvre du programme des PDG modernes.
À l'issue de la deuxième investiture du président Donald Trump et de ses 100 premiers jours au pouvoir, notre enquête a dressé un tableau saisissant d'une Amérique divisée, où le pessimisme et l'hyper-partisanerie dominent le climat national. Mais elle a également mis en évidence des points positifs concernant le rôle du monde des affaires : 66 % des Américains déclarent avoir une opinion favorable de leur employeur, et plus des trois quarts des Américains, tous partis confondus, estiment que les entreprises devraient jouer un rôle de premier plan dans la stabilisation de l'économie et de la démocratie.
Nous nous sommes demandé : quelle place reste-t-il au responsable des affaires générales dans ce contexte ?
Principales conclusions :
- De la réaction à l'initiative :les responsables des affaires générales participent de plus en plus à l'élaboration des décisions stratégiques, et ne se contentent plus de les communiquer.
- La gestion des enjeux politiques, une fonction essentielle :dans le contexte actuel marqué par la polarisation, ces dirigeants aident les entreprises à gérer les risques liés à la réputation et la complexité réglementaire avec une plus grande précision.
- Gestion permanente de la réputation :la gestion de crise est désormais une activité continue qui nécessite des informations en temps réel et une coordination interfonctionnelle.
- Une communication interne réfléchie :la communication interne est plus stratégique et prudente, cherchant à trouver un équilibre entre transparence, respect des règles et prise en compte des spécificités culturelles.
- L'IA, un levier stratégique :les équipes de communication se tournent vers l'IA pour améliorer la planification de scénarios, la veille médiatique et l'analyse des discours. L'IA contribue à automatiser les tâches routinières, permettant ainsi aux équipes de se concentrer sur des missions stratégiques à plus forte valeur ajoutée et de réagir plus rapidement aux risques émergents.